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mercredi, 08 juillet 2009

Les conseillers généraux du canton de Duclair

Voici dessous un résumé succinct de l'histoire du Conseil Général et des représentants de notre canton.
Le 29 mars dernier Bernard LEGER. était élu conseiller général . C'est "la première fois qu'un Maire de Saint-Pierre-de-Varengeville représentera le canton de Duclair auprès du Conseil Général.
A l'époque révolutionnaire le juriste rouennais THOURET divise la France en départements. Chaque département est géré par une assemblée départementale composée de membres nommés puis élus. La première élection eut lieu les 18 et 19 novembre 1833 : à cette époque les cantons de Duclair et de Maromme avaient un même représentant.
Vous trouverez ci-dessous la liste chronologique des Conseillers Généraux du canton de Duclair avec des indications succinctes sur chacun d'eux.

- 18 - 19 novembre 1833, Jean Baptiste CURMER, riche bourgeois, ancien Maire de Rouen, propriétaire du château du Corset Rouge à Bardouville. Elu le même jour dans le 4eme canton de Rouen, il opta pour ce dernier et ne représentera donc jamais notre canton.
- 17 décembre 1833. Alphonse DARCEL, ancien officier d'artillerie - Propriétaire à Duclair et à la Fontaine.
- 4 - 5 décembre 1842, Alphonse DARCEL réélu.
- 27 août 1848, Louis Auguste BEAUDOUIN. Propriétaire. Habitait le château des Vieux à St Paër.
- 1er août 1852, Charles DARCEL, fils d'Alphonse DARCEL. Il est alors propriétaire à Berville sur Seine. Il démissionne, en JUILLET 1853, suite à sa nomination en qualité de secrétaire général de la Côte d'or.
- 14 août 1853, Alphonse DARCEL. Il démissionne au début de l'année 1859 afin de permettre à son fils d'être réélu.
- 21 février 1859, Charles DARCEL. Maire de Berville sur Seine, réelu les 16 juin 1861 - 12 juin 1870 - 8 octobre 1871 - 4 octobre 1874.
- 1er août 1880. Achille POULAIN dit GRAND CHAMP bat Charles DARCEL. Achille Poulain est Conseiller d'arrondissement, armateur, négociant. Maire de Jumièges du 18 mai 1884 à son décès le 25 juin 1890.
- 1er août 1886, Charles DARCEL.
- 31 juillet 1892, Maurice LEBON bat. Charles DARCEL. Avocat ancien député. Ancien Maire de Rouen.
- 31 juillet 1898. Léonide MAILLARD, Docteur en médecine à Duclair. Rédacteur au journal de Duclair.
- 31 juillet 1904, léonide MAILLARD.
- 4 juillet 1910, Henri DENISE. Hôtelier. Maire de Duclair.
- 14 décembre 1919 - 14 mai 1922 Henri DENISE réélu.
- 14 octobre 1928, Charles DE HEYN, Agent d'assurance. Maire de Duclair bat Henri DENISE.
- 7 0ctobre 1934, Arnaud comte de MAURES de MALARTIC. Propriétaire, Maire d'Yville sur Seine.
- 1945 - 1974, Raymond BRETECHE, maire du TRAIT.
- 1974/1992, Charles CARRE. Ancien Adjoint au Maire à Saint-Pierre-de-Varengeville. Ancien Directeur de l'école d'agriculture de Duclair. Président du Syndicat intercornmunal d'électrification de la région de Duclair.
- Mars 1992, Bernard LEGER. Maire de Saint-Pierre-de-Varengeville. Président du CES de Duclair. Vice-Président du Syndicat de ramassage et de destruction des ordures ménagères.

vendredi, 30 janvier 2009

L'école Georges Brassens

Lors de sa séance de Septembre 1997, le Conseil Municipal émettait un avis favorable sur un regroupement scolaire au sein de notre commune. Cette décision prise dans l'intérêt pédagogique des enfants avait pour effet d'annuler la fermeture d'une classe décidée par l'Inspection Académique à l'école Germaine Coty, mais elle entraînait la fermeture de la classe unique de l'école Georges Brassens du Paulu.
C'est une page de l'histoire de notre commune qui s'est tournée ce jour-là.

Au tout début de ce siècle, il existait au Paulu, près de la rivière, une petite école privée tenue par des religieuses, qui y accueillait les garçons jusqu'à 7 ans et les filles jusqu'à 12 ans. La construction d'une école publique au Paulu est évoquée pour la première fois par le Conseil Municipal en 1908 : " Le Conseil considérant que la vallée du Paulu comporte 365 habitants pour Saint-Pierre-de-Varengeville et qu'avec Saint-Paër on obtient un chiffre supérieur à 500 habitants... qu'il y a lieu de prévoir que prochainement il serait indispensable d'édifier dans la vallée à frais communs pour les deux communes un groupe scolaire comprenant une école de garçons et une école de filles pour remplacer l'école privée, la vallée étant éloignée de 3 krn des écoles publiques.


Le Conseil Municipal de Saint-Paër ayant refusé de participer à la construction d'une école dans ce hameau, le Conseil de Saint-Pierre décide en 1909 de la construire seul.


En 1910, le Conseil fixe la superficie du terrain nécessaire à 2000 m2 et arrête son choix sur un herbage situé au bord de la rivière appartenant à Alexandre PIGACHE, propriétaire d'un moulin à grains au Paulu (appartenant actuellement à Monsieur et Madame WARNET). Lors des inondations des 23 et 24 Juillet 1910, ce terrain ayant été inondé, le Conseil décide de choisir un terrain situé sur la côte face au premier. En 1911, une parcelle de 2388m2 appartenant à Monsieur Léon HERMIER d'Ambourville, est estimée à 1.800,00 francs; le propriétaire en demande 2.675,00 francs, En 1912, Monsieur HERMIER consent à vendre son terrain pour 1.800,00 francs. Le projet de construction du groupe scolaire est estimé à 41.150,00 francs, mobilier compris. La même année, le projet est modifié par l'adjonction d'une classe enfantine. En 1914, le projet est définitivement adopté: la dépense est fixée à 46.815,00 francs. Le choix de l'architecte est fait, il ne reste plus qu'à effectuer l'adjudication mais la déclaration de guerre stoppe net la procédure. Ce n'est qu'en Novembre 1918 que ce projet sera à nouveau abordé en Conseil.


Le Préfet demande si les intentions de la commune concernant la construction d'une école au Paulu sont modifiées. Le Maire lui répond que l'adjudication n'a pu avoir lieu, que l'architecte désigné est décédé en Décembre 1914 et que l'emprunt n'avait pas été contracté, néanmoins le Conseil se prononce sur le maintien du projet mais considérant qu'il y a lieu de désigner un nouvel architecte, que compte tenu de l'augmentation des prix, l'emprunt projeté serait insuffisant, je laisse le soin au Conseil Municipal qui sera élu dans les prochains mois de statuer sur ce dossier.
En 1925, le Maire informe le Conseil que l'Etat n'est pas disposé à accorder des subventions pour des constructions nouvelles. Il est donc décidé d'attendre. En Août 1925, le Préfet relance le Conseil en insistant sur la nécessité de construire une école à 2 classes qui serait fort utile aux habitants de la vallée sous réserve que Saint-Paër paie sa quote-part, En 1929, le Conseil de Saint -Paër refuse à nouveau toute participation. En 1931, le nombre des enfants du hameau âgés de 5 à 13 ans est d'environ 70. Il est décidé la construction d'une école de 2 classes sur un terrain appartenant à Monsieur THIERRY pour un montant de 30.000,00 francs. En 1932, le projet est estimé à 375.000,00 francs. Il sera subventionné par l'Etat et couvert par un emprunt sur 30 ans. L'école est inaugurée le 17 Septembre 1933 par Hippolyte DUCOS, sous-secrétaire d'Etat à l'Education Nationale. Le vin d'honneur et le banquet ont coûté 2.500,00 francs!

J.P. HERVIEUX Source: R. VOITARD " Varengeville à travers les âges" (non publié)

vendredi, 23 janvier 2009

La garde Nationale

Créée en 1789, la Garde Bourgeoise de Paris, milice civique, participa à la prise de la Bastille. Son commandant, LAFAYETTE, lui donna le nom de Garde Nationale. Elle fut étendue à l'ensemble du territoire et servira de réserve pour le recrutement des volontaires de 1791.
Elle joua un rôle actif lors des journées révolutionnaires de 1792. Dissoute à plusieurs reprises, elle réapparaît régulièrement entre 1796 et 1825 et demeure de tendance libérale. Dissoute à nouveau en Avril 1827, mais non désarmée, elle se reconstitue dès le 27 juillet 1830 et participe à la Révolution de 1830. Elle est réorganisée par Louis Philippe par une loi promulguée le 22 Mars 1831. Elle était chargée de défendre la royauté constitutionnelle, de conserver et de maintenir l'ordre et la paix publique et de seconder l'année dans la défense du territoire.
Les gardes nationales étaient organisées en compagnies par commune et formaient un bataillon par canton; les dépenses en découlant étaient à la charge des communes. Tous les citoyens de 20 à 6O ans devaient assurer le service de la Garde Nationale.

Les archives communales comportent des listes des années 1830 à 1837. Le 1er Septembre 1830, le Maire, Monsieur DROUET, charge Monsieur ROGER, garde champêtre, d'avertir les 156 hommes recensés qu'ils sont convoqués à la Mairie le Lundi 6 Septembre à 7 heures du matin pour constituer la Garde Nationale et élire leurs officiers.
La 1ere compagnie est composée de 97 hommes. Elle est commandée par Aimable LEMONNIER, Capitaine, secondé par André MARTIN, lieutenant, François PHILIPPE, sous lieutenant, Augustin LA TOUR, sergent major; elle comprend en outre 4 sergents et 8 caporaux, Jacques RIVIERE en est le tambour.
La 2e compagnie comprend 89 hommes. Elle est commandée par Jean Baptiste SEHET, lieutenant (et futur maire de Saint-Pierre), secondé par Jean QUIBEL, sous lieutenant, aidé de 4 sergents et 6 caporaux; le fils PIERRE est tambour.
A partir de 1834, les listes comportent, outre les noms, l'âge et la profession des gardes nationaux.
En Mai 1834, l'état de contrôle comprend 75 noms. Des cultivateurs y côtoient des propriétaires, des maçons, des charpentiers. des aubergistes et un boucher. Le benjamin Edouard DELEPINE, a 21 ans, le doyen Jean SAILLARD a 54 ans. Il est propriétaire.
En Février 1835, il n 'y a plus que 73 noms. Louis JOURDAIN, 55 ans, cultivateur, est maire (depuis Décembre 1831), Frédéric ALLAIS, 38 ans, également cultivateur, est son adjoint. La Garde Nationale est commandée par André MARTIN, 52 ans capitaine, secondé par Pierre DELAUNAY, 44 ans, sous lieutenant, et Pontif QUIBEL, 49 ans, sous lieutenant. Ils sont tous trois propriétaires.
En Février 1837, il ne reste plus que 64 hommes. Le 28 Août 1870, une liste des hommes composant la Garde Nationale sédentaire est dressée en application de la loi du 12 Août 1870. Elle comporte 82 noms et est composée, principalement d'ouvriers de filature et de cultivateurs mais également du directeur de la filature.
Le 18 Septembre 1870, le Conseil Municipal décide d'armer 84 gardes nationaux. Le bataillon de la Garde Nationale de Duclair est commandé par Charles DARCEL. Charles DARCEL était à cette époque maire de Berville sur Seine et conseiller général du canton de Duclair. Les dépenses de la Garde Nationale du canton s'élèvent à 1.095,60 francs. Cette somme est répartie entre les communes au prorata de la population. Saint-Pierre doit régler 76,34 francs. Charles DARCEL écrit au maire de notre Commune et lui demande d'inscrire cette somme au budget additionnel de 1871 ( ce qui n'avait pas été fait au budget primitif). La commune connaissait à cause de la guerre, de graves difficultés financières. Dans ce même courrier, Charles DARCEL indique que le bataillon de Duclair avait demandé à participer aux combats de Buchy, le 5 Décembre 1870, mais que leur proposition n'avait pas été retenue par l'état major. La Garde Nationale s'étant ralliée à la Commune de Paris, fut définitivement dissoute le 30 Août 1871.

Jean-Pierre HERVIEUX - Maire-Adjoint

La vie à Saint Pierre de Varengeville en 1950

En 1950 notre commune comptait 1311 habitants (Duclair 2219 et Le Trait 4200).

  • Emile HARDI était Maire
  • Charles CARRE et G. TIPHAGNE, Adjoints
  • R. LE BRETON, P LEURENT, L. BRAQUEHAIS, A. POUGEADE, M. TOUTAIN, M. TANQUEREL A. DUMONT, L. LECEE, METAIS, Th. LAPPEL Conseillers Municipaux.
  • Jacques JOUAN était secrétaire de Mairie - Madame JOSSE, receveuse des PT.T. - Georges COMY, Garde Champêtre - l'Abbé ROUSSEL, Curé de la paroisse
  • Charles CARRE, Directeur de l'école des garçons, assisté de Madame CARRE et de M. BARRAS, instituteurs
  • Melle VIDALENC, Directrice de l'école des filles, assistée de Madame DANGER
  • Mr et Mme POUGEADE, instituteurs à l'école du Paulu
  • Monsieur Armand de MALARTIC était Conseiller Général du canton de Duclair
  • Mr MAYEU était Président du Comité des Fêtes
  • Mr PIGACHE, Président du Comité du Paulu
  • Mr TIPHAGNE, Président de l'Amicale des Anciens Elèves de Saint -Pierre-de- Varengeville
  • Mr LEFEZ, Président de la Société de Secours Mutuels des Anciens Militaires et Marins Vétérans

 

En 1950, notre commune comptait deux filatures : Les Ets LEURENT et la Filature Saint Sever dirigée par Mr FREMAUX et de nombreux commerçants et artisans :

  • un boucher: Georges SIMEON
  • un charcutier: Georges RENIEVILLE
  • un boulanger: Andre ELIOT
  • un coiffeur: Robert MAYEU
  • une couturière: Madame LAUGEOIS
  • un cordonnier: Roland PALLANDIN
  • un charron: André RAIMBOURG
  • un garagiste: Vincent DELEBARRE
  • un laitier: Raoul PIGACHE
  • un maréchal ferrant: Jean POUCHET
  • un charpentier: Emile BINARD
  • un marchand de cycles: Ernest BERTIN
  • deux menuisiers: Xavier LEBOURGEOIS et Gaston BOISSET
  • Trois couvreurs: Louis BERSOULT, Amand QUIBEL et René GAILLON
  • Quatre maçons: Henry GRATIGNY, Georges ZEDE, Jules HUE et Marius LAUGEOIS .
  • Douze cafés épiciers dont 3 étaient également débits de tabacs : MM. E. BRAQUEHAIS, L. BRAQUEHAIS, TARDY, MAYEU, QUEVILLY, PIOCHELLE, BARON-COULON, LAURENT, Melle AVENEL
  • Quatorze fermiers: Mrvl ANDRIEU, AVENEL, JACOBS, PIGACHE, TOUTAIN, LEPILLER, JOURDAIN, DUBOC, TANQUEREL, THIERRY-DUHAMEL, QUIBEL, DEWULF et DUMONT

C'était ainsi en 1950 à Saint-Pierre-de-Varengeville et on trouvait déjà le Courrier-Cauchois chez Mr BRAQUEHAIS.

Extraits de l'Almanach du Courrier-Cauchois de 1950.

Jean-Pierre HERVIEUX

jeudi, 22 janvier 2009

Comment s'habillait-on à St Pierre à l'époque de la révolution ?

Tout d'abord il convient de préciser que les gens de cette époque exerçaient souvent une dou ble profession tenant compte de la situation géographique de leur habitaiton; ils tiraient leurs ressources à la fois du fleuve et de la terre: Capitaine de navire ou simples marins, voiturier d'eau-laboureur, pêcheur-laboureur, voilier-marchand de cidre...
Leur tenue vestimentaire variait avec leurs revenus modestes.

Le costume des femmes est traditionnel et ne diffère guère de celui des régions voisines: elles portaient un corps de drap et d'étamine brun noir, des jupes de froc, de molleton, de belinge de serge de couleur bleue ou de siamoise rayée, de camisoles d'espagnolette rouge ou d'indienne doublée, de molleton (ces camisoles se sont appelées carmagnoles dans la région de DUCLAIR dans les années suivantes), des mouchoirs de cou, de mousseline ou d'indienne bleue à mouches. Elles étaient le plus souvent chaussées de sabots plus rarement de souliers.
A l'inverse des autres régions du Pays de Caux, le bonnet cauchois n'était pas porté dans la région de DUCLAIR. Les femmes étaient coiffées de marmottes dont le volant était beaucoup plus large que celui de la marmotte de FECAMP; ces marmottes étaient également appelées bavolet à ROUEN et au VAL de la HAYE. Il s'agissait d'une cornette portée sur un béguin mais dont la large bande est repliée vers le haut de telle façon qu'elle cache le fond. Un second et savant pliage ramenait les extrémités sur la tête, pliage qui variait selon les localités.

Les hommes portaient des chemises de toile de lin ou de chanvre, des camisoles de froc, des culottes de toile, des bas de laine ou des guêtres, un mouchoir de toile autour du cou, un gilet de molleton de froc ou de basin et parfois un habit de velours. Ils étaient chaussés de sabots ou de galoches, plus rarement de chaussures. Ils étaient coiffés d'un chapeau de feutre dit "rond" à bords larges ou d'un bonnet de laine.

Voici donc comment on s'habillait dans la région de DUCLAIR à l'époque de la REVOLUTION.

CORPS: corset
CAMISOLE: corsage: pour les femmes: corsage vêtement court à manches se portant sur la chemise pour les hommes: vêtement taillé dans un tissu épais.
MOUCHOIR DE COU: pour les femmes: fichu, mouchoir croisé dans le décolleté
Drap, étamine, froc, molleton, belinge, serge, siamoise, indienne, espagnolette, mousseline, basin : tissus employés dans l'habillement.

D'après Histoire du Costume Populaire en Normandie de Marguerite Bruneau

mercredi, 21 janvier 2009

Le comité de surveillance

On désigne sous le nom de maximum dans la Révolution, l'ensemble des textes par lesquels la Convention réglemente le prix des biens. La loi du 4 mai 1793 fixe un prix maximum des grains et met en place un système de contrôle du commerce et de répression des infractions dont l'application était laissée à la volonté des administrations départementales et locales.


A la suite de la journée des Sans Culottes, le 5 septembre 1793, la convention est contrainte de radicaliser sa politique économique. Les lois du 1l et 29 septembre 1793 instituent le maximum général, c'est-à-dire un prix maximum et des conditions d'achat précises non seulement pour les grains mais également pour tous les produits de première nécessité.
Sur le plan local des Comités de Surveillances sont créés dans les Communes fin 1793, début 1794.
Dans le canton de DUCLAIR, seuls les registres des Comités de Surveillances de DUCLAIR, SAINT PAER et SAINT PIERRE DE VARENGEVILLE existent encore.


A SAINT PIERRE DE VARENGEVILLE L'EGALITE, le Comité de Surveillance fut mis en place le 14 Pluviose de l'An II (2 février 1794). Il était composé de Louis LEFEBVRE - Jean NOUVEL -Pierre GUILLEMARE - Antoine DURY - Jean CHANDELIER -Michel TROUVE - Médez VIGNEROT.- Adrien DIGARD - Jean -Baptiste PHILIIPPE - Jean-Pierre FONTAINE - Jean COLARD et Jean QUIBEL.
Les membres du Comité de Surveillance prêtèrent serment devant la Municipalité ce même jour comme l'exigeait la loi. Outre le respect du maximum, les Comités de Surveillance fournissaient des renseignements sur les citoyens et appliquaient les directives du Comité de Salut Public; c'est ainsi que celui de notre commune fournit au district Montagnard d'YVETOT des renseignements sur Raoul DUVAL de BEAUMETS, seigneur de ST PIERRE, interné à ROUEN et dont le fils avait émigré. Le 20 Germinal (9 avril) il ordonnait à la Municipalité de retirer le Christ et les statues de l'église ainsi que la croix du clocher.


La dernière séance du Comité de Surveillance eut lieu le 20 Thermidor An II (7 août 1794).

Histoire du camp TWENTY GRAND

"Twenty Grand" était le nom d'une cigarette Américaine (une marque). La compagnie n' existe plus depuis la fin de la guerre. Les premiers soldats américains apparurent à Saint Pierre de Varengeville à l'automne 1944. En Novembre 1944, des Américains s'installèrent au Château LE BRETON (actuel Château de la MATMUT). Ils y demeurèrent jusqu'à la semaine précédent Noël 1944 ; ils partirent ensuite en direction des Pays Bas. Ils employaient du personnel français. Des Américains occupèrent à nouveau le château dès le mois de Janvier 1945.
Ce camp, comme les autres, conçu selon les normes définies par l'armée américaine, était une véritable ville, vivant sur elle-même. Le camp poussa en quelques jours avec les méthodes, la vitesse et l'ampleur des moyens qui sont de règle aux Etats Unis. Le camp fonctionnait nuit et jour, 24 heures sur 24 heures.
Pour niveler le terrain, des énormes engins de chantier etaient sans cesse en mouvement. Les Américains utilisèrent des gravats provenant des bombardements de Rouen. 'Un ballet de camions amena des centaines de tonnes de gravats selon le trajet suivant: - Rouen; Canteleu; Saint-Martin-de-Boscherville ; La Fontaine; Camp " Twenty Grand" ; Saint-Pierre-de-Varengeville ; La Maine; Rouen. Ces camions circulaient nuit et jour à très grande vitesse sans se soucier des moindres règles de sécurité.

Avant la guerre, la montée de l' Anerie, qui relie le Hameau de l'Anerie, situé au bord de la Seine, à la RD 43, n'était qu'un simple et modeste chemin rural. Les Américains l'élargirent et l'empierrèrent afin de permettre le passage de leurs véhicules. Ils utilisèrent des matériaux qu'ils allaient chercher aux carrières de Jumièges. Il existe aux Sablons, à la limite des communes de Jumièges et Mesnil-sous-Jumièges, une " Rue des Américains".

 

Inauguration de l'exposition Camp "Cigarette"

Le Camp "TWENTY GRAND" se mit en place en Décembre 1944. Il était l'un des trois premiers camps créé par l'armée américaine. Il fut le premier à être appelé d'une marque de cigarettes, suite à la réunion du entucked. Il avait une capacité de 20 000 hommes mais reçu certains jours, d'après les témoignages, plus de 30 000 hommes. Le camp "TWENTY GRAND" s'étendait sur plusieurs dizaines d'hectares de part et d'autre de la RD 43, reliant Saint-Pierre-de- Varengeville à Duclair, du Bourg Joly, au delà de la Croix de l'Epine.

Le camp "TWENTY GRAND" était réservé aux hommes réformés de l'Armée Américaine, c'est à dire, les hommes de plus de 42 ans et ceux, quelque soit leur âge, qui avaient obtenu un certain nombre de points. Il existait, en effet, dans l'Armée Américaine, un système de points fort ingénieux: chaque mois passé dans l'Armée comptait un point; chaque enfant jusqu'à trois ans comptait 12 points; chaque décoration donnait 5 points.

Le camp "TWENTY GRAND ", comme les autres camps, comportait des rues, des dizaines de kilomètres de canalisations desservant l'eau, des tentes et des bâtiments en dur, une chapelle, des commerces, des ateliers de réparations mécaniques, un théâtre, un cinéma.

Le foyer du camp, le Red Cross, fut récupéré par la Commune de Saint-Pierre-de-Varengeville en 1946. Démonté puis remonté dans le Bourg, c'est l'actuelle Salle des Fêtes de la Commune.

jeudi, 15 janvier 2009

La Chaise de Gargantua

Il existe sur notre commune entre le Hameau de la Fontaine et celui de l'Anerie deux roches figurant le bras d'un gigantesque fauteuil dominant la Seine connues sous le nom de Chaise de Gargantua.
Cette appellation est très ancienne en effet, dans une charte de l'Abbaye de Jumièges délivrée par Guillaume de Garlande en 1188, celui-ci donne aux moines de l'Abbaye 61 arpents de bois pour être défrichés. situés au bois Collebost et au bois de Genneville au lieu-dit "Curia Gigantis". Si les dénominations Collebost et Genneville ont disparu. il n'en est pas de même de Curia Gigantis, qui n'est autre que la Chaise de Gargantua.
Busnel et Tougard prétendent qu'elle s'appelait déjà ainsi en 1093.

Selon la légende le géant lors de son séjour en terre normande avait coutume de venir s'y reposer. Adossé à la falaise, la tête reposant sur les arbres qui la couronnent. Gargantua allongeait les jambes et reposait ses pieds sur l'autre rive du fleuve. C'est dans cette position qu'il tirait sa flemme au soleil. Or, un jour un colporteur qui cherchait un batelier pour traverser la Seine fut tout surpris d'apercevoir le pont miraculeux formé par les jambes du dormeur étendues au-dessus du fleuve et tout heureux de l'aubaine, il arrima solidement son fardeau à ses reins et entreprit l'ascension du géant. Arrivé au milieu du mollet. la chaleur étant torride. il voulut s'éponger le front et enfonça son bâton ferré dans les chairs du dormeur qui se sentant piqué se réveilla en maugréant contre les puces qui osaient venir l'importuner dans sa retraite. En même temps. il retirait sa jambe et le malheureux colporteur tomba à l'eau suivi de son ballot et ils disparurent à tout jamais dans les flots.

Gargantua a laissé son nom à de nombreux lieux dans notre région. C'est ainsi qu'à Varengeville sur Mer. une ancienne motte porte le nom de "Tombeau du Petit doigt de Gargantua".

  • A Veulettes les restes de l'enceinte d'un ancien camp s'appellent le "Tombeau de Gargantua".
  • On trouve également à Tancarville une Pierre gante (géante) appelée chaise ou fauteuil de Gargantua
  • A Fresle près de Neufchatel un monticule boisé Pas de Gargantua ou Pas du Cheval de Gargantua.
  • A Saint-Nicolas d'Attez près de Verneuil sur Avre, un bloc ferrugineux appelé Pierre de l'Agourt ou de l'Agoùt ou de Gargantua,
  • A Caillouet -Orgeville. deux blocs rocheux le Caillou de Gargantua.
  • A Neaufles-Auvergny. un menhir nommé Pierre de Gargantua ou Pierre affiloire de Gargantua.
  • A Croth, le gravier de Gargantua.
  • A Dormant près de Vernon. deux tumuli nommés une Hottée de Gargantua.
  • A Port-Mort. le Caillou de Gargantua et le siège de Gargantua.

Je ne cite là que les plus proches situés en Haute-Normandie.
D'après Léon de Vesly. la chaise de Gargantua tout comme les autres roches naturelles au pied desquelles coule la Seine (la déesse Sequania) furent les acropoles des habitants primitifs de la région et leurs lieux de culte. La chaise de Gargantua fut donc un autel du druidisme. Les découvertes faites dans ce secteur permettent en effet d'affirmer que cette zone était habitée depuis longtemps. Les marins prétendent que face à la Chaise de Gargantua et au hameau de l'Anerie. entre Duclair et la Fontaine. c'est l'endroit de plus profond de Rouen jusqu'à la mer.

J.P. HERVIEUX

jeudi, 08 janvier 2009

Le Mess des officiers du camp TWENTY GRAND

Le Mercredi 9 Mai 1945, lendemain de l'Armistice, Monsieur Louis ROBIN, Maire, et le Conseil Municipal de Saint Pierre de Varengeville recevaient officiellement le Colonel LAMBERT, Commandant du Camp "TWENTY GRAND" et lui adressaient le message suivant: "Au lendemain du jour mémorable qui a marqué officiellement pour les alliés la fin de "la guerre la plus cruelle que l'humanité ait jamais connue, la Municipalité de Saint-Pierre-de-Varengeville est heureuse et fière d'accueillir en son hôtel de Ville, Monsieur Le Colonel LAMBERT, Commandant de l'unité américaine, cantonnée au camp du Bourg Joly. Elle lui adresse l'expression de sa vive amitié et lui demande de bien vouloir apposer sa signature sur le registre des délibérations du Conseil Municipal. Elle saisit cette occasion pour adresser son souvenir ému à la mémoire du grand citoyen Franklin ROOSEVELT, dont les idées de justice et de liberté ont triomphé de la barbarie du peuple germanique comme ils triompheront de l'esprit de conquête du peuple japonais.

Le camp "TWENTY GRAND ", comme les autres camps américains, disparut en Février 1946.
Le 2 Février 1946, la Municipalité de Saint-Pierre-de-Varengeville menée par son Maire, Monsieur Raymond FAUDEUX, reçut le Commandant du camp "TWENTY GRAND": " Le 2 Février 1946 En ce jour, la Municipalité reconnaissante est heureuse de prouver ses plus vifs sentiments de gratitude à Monsieur Le Major Charles CODDINGTON, Commandant du camp américain "TWENTY GRAND" de Saint-Pierre-de-Varengeville qui a comblé la population et les enfants de la commune de bienfaits et lui demande de lui faire l'honneur, avant son départ, d'apposer sa signature sur le présent registre des délibérations du Conseil Municipal ".

Le Camp "TWENTY GRAND") ferma le 6 Février 1946 à 18 heures.

En Juillet 1946, s'y déroula le repas des anciens. Restauré en 1985, l'ossature du bâtiment est d'origine.


Aujourd 'hui, il ne restait plus comme traces de cette ville éphémère que les arbres gravés qui longent la Route de Duclair (coupés en 2009) et la Salle des Fêtes (mess des officiers reconstruite au centre du village).

dimanche, 07 décembre 2008

3 soldats oubliés de la guerre de 1914

avec 90 ans de retard, la municipalité a rendu un hommage officiel aux soldats oubliés de 1918

 

Les soldats de 1914

Un oubli réparé 90 ans après la fin de la guerre 14-18
Lors de recherches pour la rédaction de son livre sur l'histoire de St Pierre de Varengeville , Jean Pierre Hervieux a découvert que deux soldats de la commune, « Morts pour la France » lors de la Première Guerre Mondiale, et dont les actes de décès figurent dans les registres d'état civil de St Pierre, n'ont pas leur nom gravé sur le monument aux morts Varengevillais.
Le conseil municipal souhaite réparer cet oubli et recherche les descendants de ces deux personnes il s'agit de :
- ANDRIEU Albert, Edouard soldat au 73ème Régiment d'Infanterie décédé au Chemin des Dames le 27 mai 1918
- PREVOST Charles, Pascal  soldat au 350ème Régiment d'Infanterie décédé devant Parcy Tigny (Aisne) le 29 juillet 1918
En attendant une commémoration officielle, le nom de ces soldats a été gravé sur le monument aux morts. Un juste hommage, réparé avec 90 ans de retard.
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Dans le cadre de la journée commémorative du 5 décembre, Pierrette Canu, le maire, a rendu un juste hommage aux soldats de toutes les guerres. Plus particulièrement, elle a nommé ANDRIEU Albert, Edouard, soldat au 73ème Régiment d'Infanterie décédé au Chemin des Dames le 27 mai 1918 et de PREVOST Charles, Pascal, soldat au 350ème Régiment d'Infanterie décédé devant Parcy Tigny (Aisne) le 29 juillet 1918. En effet, ces deux soldats de la grande guerre avaient été oubliés et leur nom vient d'être gravé sur le monument aux morts du village.

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lundi, 14 juillet 2008

Les Sapeurs pompiers de Saint Pierre de Varengeville

 

Autorisé par décision préfectorale du 26 février 1859, le corps des sapeurs pompiers de SPV fut créé par arrêté du maire du 5 juillet 1859.

Le maire, Amand ETIENNE, créa et organisa le corps des sapeurs afin de combattre ce terrible fléau : le feu ; à cette époque beaucoup de maisons étaient couvertes en chaume (194 sur 370), le feu était craint de tous.

Il équipa cette institution sur ses deniers personnels.

En 1859, l'effectif est de 16 hommes commandés par Gustave PIGACHE.

En 1869, l'effectif est passé à 29 hommes, Honoré DROUET, est nommé sous lieutenant par décret de Napoléon III.

En 1877 l'effectif n'est plus que de 20 hommes dont un sergent, deux caporaux, un clairon et un porte drapeau.

Le drapeau du corps datant de 1869 restera en service jusqu'en 1960.

Dans les années 20 le corps était commandé par le lieutenant RAIMBOURG, à partir de 1939, Marcel JOURDAIN, pompier depuis 1919 lui succède.

En 1953 le conseil municipal décide l'acquisition d'une moto pompe de marque GUIMARD afin de remplacer l'ancienne pompe à bras datant de 1859 qui est actuellement exposée dans le hall de la salle polyvalente.

Le centenaire du corps des sapeurs pompiers fut célébré le dimanche 28 juin 1959 à l'occasion de la fête Saint Pierre en présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles on pouvait reconnaître Jean LECANUET sénateur, André MARIE député et Georges BRETECHE conseiller général.

Le corps des sapeurs pompiers ne devait survivre longtemps à son centenaire : le 16 mars 1960 le conseil municipal décidait sa dissolution à l'issue d'un long débat.

Le local des sapeurs pompiers était situé à l'angle des rues de l'église et du Paulu où se trouve actuellement la salle paroissiale. L'ancienne pompe à bras y était entreposée ; en 1989, le conseil municipal décida de l'exposer dans le hall de la salle polyvalente Norbert MARECHAL. C'était jusqu'à ce jour le seul élément rappelant le corps des sapeurs pompiers de notre commune. Aujourd'hui, Jean-Pierre DELARUE, né natif de Varengeville comme on dit en Pays de Caux, mais qui a du quitter la région depuis plusieurs années pour des raisons professionnelles nous remet un ancien casque du corps des sapeurs de ST Pierre.

Ce casque saura trouver naturellement sa place parmi les objets symboles de l'histoire de notre commune. Il appartient désormais à son patrimoine.

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Jean Pierre Delarue remet officiellement le casque des sapeurs pompiers au maire Pierrette Canu.

 

jeudi, 10 juillet 2008

L'Histoire du Polo-Vélo à St Pierre

Lorsque je prononçais le mot "POLO VELO" je vis un grand étonnement sur le visage de mon interlocuteur. Et pourtant le POLO VELO, même s'il n'est pas très pratiqué en Normandie, n'est pas un sport nouveau. Le POLO à cheval est un sport très prisé des Anglais. Le POLO à bicyclette aurait vu le jour en France à la fin du siècle dernier.
Dans un article du Journal de Rouen du 5 Mars 1899, Georges DUBOSC évoque les origines du POLO à bicyclette.
" Après que quelques amateurs aient essayé le POLO en tricycle avec la crosse et la balle du POLO à cheval, c'est pendant l'été 1898 au Bois de Boulogne à Paris qu'un anglais, le Capitaine WOOD, inventa le POLO à bicyclette. Joueur lui-même, le capitaine WOOD constitua un team de 4 joueurs. Véritables acrobates cyclistes qui passèrent en attractions au Nouveau Cirque ou au Casino de Paris. En équipe de deux ou quatre, il s'agit de pousser dans le but avec la roue du vélo, une petite balle dure de sept centimètres de diamètre recouverte de cuir. Le but est une boite de 25 cm de hauteur; lorsque la balle entre dans le but une clochette suspendue à l'intérieur se fait entendre: c'est un goal, il vaut dix points. Après chaque goal, les équipes changent de camp. Une partie se joue en deux mi-temps de 20 minutes, séparées par 3 minutes de repos. Il est interdit de se servir des pieds et des mains pour pousser la balle ni de rouler son vélo étant à terre... il est cependant autorisé de se pousser, de se bousculer avec l'laide des épaules, de jouer des coudes, de faire du genou et de faire exécuter à sa bicyclette des ruades défensives. L'arbitre sanctionne les fautes par la perte de points par l'équipe responsable. Il arrête le jeu en cas de blessures des joueurs car ce sport est fort périlleux.. Le terrain n'est pas délimité avec précision. On joue sur des terrains variant de 60m de long sur 25m de largeur à une piste de manège. Les parties donnent lieu à de vrais numéros d'acrobate".

Le Dimanche 5 Mars 1899, un match de démonstration se déroula au cirque de PARIS lors de la fête du Véloce Club.
Georges DUBOSC concluait son article en précisant que compte tenu des qualités d'adresse et d'équilibre nécessaires aux cyclistes voulant pratiquer ce sport, ceux-ci ne seraient jamais très nombreux.

Le POLO VELO fut relancé en France par Edmond FRANS qui apporta des modifications dans la tenue et le matériel du joueur. Celui-ci évolue désormais en short et maillot; le maillet est en charme et le manche en jonc manille, et est habituellement fabriqué par les joueurs; la balle en, cuir avec vessie d'un diamètre de 14cm est fabriquée par les Etablissements UNIS-SPORT.

A Saint-Pierre de Varengeville, c'est en 1952 que quelques Varengevillais créèrent une association permettant la pratique du POLO VELO: Les Pédales Varengevillaises, dont André LEVREUX fut le premier Président.
Le 22 Juin 1952, les Pédales Varengevillaises organisaient un après-midi sportif comportant un match de démonstration avec l'équipe de SANVIC, championne de France 1951. Le 24 Août 1952, après un match opposant à nouveau les équipes de SANVIC et du PORT AUTONOME du HAVRE, les Varengevillais purent assister au premier affrontement entre les deux équipes de POLO VELO Varengevillaises nouvellement créées.

A cette époque, il fallait vraiment y croire pour pratiquer ce sport : chaque joueur devait entretenir son matériel en parfait état, les entraînements avaient lieu non pas sur le stade mais dans différents herbages de la commune broutés par les vaches! Pour les déplacements, le club avait acquis une vieille camionnette PEUGEOT 202 où devaient s'entasser les 6 joueurs et leurs vélos; il était impératif de s'arrêter fréquemment pour refaire le niveau d'eau. C'était l'époque héroïque mais il régnait une ambiance de solidarité entre copains.

Les équipes étaient souvent appelées pour participer à des matchs de démonstration; c'est L'Equipe Championne de France en 1975: Bernard GAMELIN, Président - Jean-Claude QUIBEL -Jean-Pierre place (goudronnee) de 1'hotel de CHATILLON - Jean-Pierre PESQUET - Raymond PARIS - Claude SIMEON - Patrice QUIBEL - Ville de Rouen. Hervé MARECHAL - Jean-Pierre SIMEON, Dirigeant.

En 1966, Saint-Pierre de Varengeville disputait sa première finale nationale et perdait 3 à 2 face à Bègles.
En 1971, seconde finale nationale mais nouvel échec face à PESSAC
C'est en 1975, lors de sa troisième finale nationale que Saint- Pierre de Varengeville devenait champion de France pour la première fois en battant PESSAC.
En 1977, Saint-Pierre de Varengeville battait à nouveau PESSAC et devenait champion de France pour la seconde fois
puis une troisième fois en 1984, toujours contre PESSAC qui doit bien maudire notre équipe.

En 2002, ils sont une nouvelle fois champions de France

Les pédales Varengevillaises ont par ailleurs un palmarès élogieux: . 5 fois vainqueurs de la Coupe de Normandie . 7 fois Champion de Normandie . 16 fois finalistes du Championnat de France

En 2008, C'est la consécration, ils sont Champions d'Europe

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 L'équipe de St Pierre, championne d'Europe en 2008, de polo-vélo

« Cette équipe existe depuis 1952 et a déjà été 6 fois championne de France » déclare Dominique Harel le président des « pédales Varengevillaises ». Le tournoi de polo-vélo à  5 joueurs a commencé en juin à Vigo en Angleterre. Il rassemblait des joueurs Irlandais, des joueurs Anglais, des Ecossais ainsi que 4 équipes Françaises, Pessac, Sanvic et 2 équipes de St Pierre. Une seconde manche, devait se dérouler en Ecosse et a été annulée du fait de l'abandon de l'équipe Ecossaise. Quant à la troisième manche, elle s'est déroulée à St Pierre , au stade Rémy Morel, sous un soleil rayonnant. Durant deux jours, les compétiteurs se sont affrontés en rencontres de 2 fois 15mn. Sanvic à remporté le tournoi de St Pierre, mais au final, St Pierre s'est imposé au goal-average pour le titre Européen juste devant la formation de Sanvic, la tenante du titre 2007. « Le polo-vélo  se porte bien à St Pierre continue le président, nous avons même une seconde équipe qui tourne bien et nous accueillons avec plaisir tous les amateurs qui seraient désireux de pratiquer. » Et dans l'euphorie générale, Pierrette Canu, le maire ainsi que Bernard Léger, conseiller général ont remis coupes et médailles aux équipes participantes

 

mercredi, 21 mars 2007

Les grands hêtres, témoins de l'Histoire du camp Twenty Grand, sont tombés

 

mars 2007
Les grands hêtres, témoins de l'Histoire du camp Twenty Grand, sont tombés


DSC_0281.jpgDes dizaines de grands hêtres de la forêt de Duclair sont tombés, fauchés par la scie des  bûcherons. Ces grands arbres, étaient arrivés a maturité. Ils finiront en meubles, charpente, voire en papier pour fabriquer les journaux, et qui sait, ils y raconteront peut-être leur histoire.
C'est qu'ils en ont vu du monde entre l'automne 1944 et décembre 1945 . Des milliers de soldats, américains, étaient logés dans le camp cigarette Twenty Grand. Ce camp d'une capacité journalière de 20 000 soldats était construit dans la forêt, aux abords de St Pierre de Varengeville. Et les grands hêtres, tout proche, ont reçu la visite de ces hommes désœuvrés, en attente du retour au pays ou du départ vers le front.  Dans leur écorce, ils ont recueilli les états d'âmes, les misères, et la solitude de ces hommes. On pouvait y découvrir ces témoignages  gravés,  de noms d'hommes, de femmes, des dates, des lieux, comme Texas, Tennessee, ou encore Puerto Rico. Le temps est passé, l'histoire a tourné la page.

 

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